Entretiens

Entrepreneur, Coach, Conférencier et Stratégiste, Degrace NSAMAN nous parle des jeunes et de l’entreprenariat.

CRH : Bonjour Mr NSAMAN, Comment vous présentez-vous en quelques mots ?

DN : Bonjour Congo RH,

Je suis un homme sur une mission, ma mission est de vivre, d’aimer et d’inspirer des millions. Entrepreneur, coach, conférencier et stratégiste c’est comme ça qu’on me qualifie.

CRH : Quelle est votre mission en tant que Coach ?

DN : Ma mission a la base est d’aider de la manière la plus efficace possible, mais en tant que coach très souvent mon travail consiste à orienter mes coachés afin qu’il puisse voir à travers le brouillard de leur perception qui souvent leur fait croire qu’ils sont incapables, bloqués, ou insuffisants alors que dans la majorité des cas ils sont parfaits comme ils sont. En d’autre terme je les aides à s’ouvrir au royaume du possible afin qu’ils puissent être capables de booster leur vie personnelle et professionnelle.

 

CRH : Avez-vous une méthode particulière en tant que conférencier spécialiste en haute performance ?

DN : (sourire) Évidemment, Une grande partie de mon travail était de collectionner les outils (méthodes) des plus grands dans le domaine pour être le plus efficace possible. Dans ce cadre, je travaille de très près avec 37 millionnaires américains qui sont tous coach et auteur, je planifie d’élargir ce réseau à 200. C’est dans ce cadre-là que j’ai appris des méthodes comme l’analyse transactionnel, les méthodes de martini et autres techniques et méthodes utilisées par les plus grands conférenciers mondiaux. Mais enfin de compte à la technique je préfère toujours les frissons. Imaginez les frissons que donne un cœur déterminé a apporter une solution coute que coute et qui met à sa disposition les meilleurs outils sur la planète pour atteindre cet objectif.

 

CRH : Quelle est la principale difficulté d’entreprendre en RDC ?

DN : En RDC il y a beaucoup d’entrepreneurs inspirants mais malheureusement, je constate aussi qu’il y a un effet de mode sur l’entreprenariat. Tout le monde veut devenir entrepreneur ce qui n’est pas toujours mauvais mais dans certains cas, si. Certaines personnes vont passer leur temps à essayer de devenir entrepreneur (entrepreneur wannabe comme on le dit en anglais) alors qu’elles pourraient être 10x ou 20 fois plus efficaces entant que travailleur ou exécutif dans leur entreprise.

Donc à mon avis La difficulté principale ce n’est pas d’abord le financement ? Un vrai entrepreneur va à défaut de trouver le financement, crée ce financement. Je pense que La principale difficulté c’est la mentalité, la culture et la façon de penser. Les compétences techniques on les a partout en RDC mais même si tu es le meilleur techniquement parlant dans ton domaine à quoi tu vas servir si tu les malhonnêtes envers tes clients, ne respecte jamais l’heure, fait mal les choses, deviens expert en excuses et accumule tous ces défauts de caractère.

Pour certains, cela peut paraître insignifiant mais de même que quelques petites tiges de cigarette peuvent provoquer le cancer des poumons, de la même manière, les petits défauts de comportement, ainsi que les médiocrités que l’on tolère dans notre culture et dans notre enivrement de tous les jours deviennent avec le temps le plus grand blocage pour entreprendre sans avoir des vrais résultats en RDC. Et aussi on s’en rend compte seulement quand a lieu de s’atteler au résultat final on prend aussi la peine d’examiner la cause ou dans ses cas « les » causes.

CRH : Le marché de l’emploi étant ce qu’il est en RDC, recommanderiez-vous l’entreprenariat aux jeunes ?  Tenant compte du climat des affaires ?

DN : Pas à tous malheureusement, parce que l’entreprenariat peut aussi se transformer en une perte de temps et d’argent quand on ne sait pas ce qu’on fait. Ce nommé entrepreneur, ou être entouré des entrepreneurs ne suffit pas pour être un entrepreneur. Pour être un entrepreneur il faut n’avoir pas seulement de la passion pour l’entreprenariat… La passion peut être passagère, il faut en mon sens avoir l’ADN des entrepreneurs càd avoir le flaire et être capable d’allier le côté théorique du côté pratique pour créer des résultats palpables… des résultats c’est ça l’entreprenariat par la théorie mais plutôt des résultats, une vraie valeur ajoutée doit découler de ce que l’on fait entant entrepreneur.

Malheureusement, tout le monde n’est pas capable de produire ces résultats donc ce que je conseille aux jeunes c’est de connaitre leurs ADN et de parier à 1200% sur leur force au lieu de leurs faiblesses. En suivant ce conseil, certains deviendront des employés, d’autres des entrepreneurs, d’autres des inventeurs, d’autres vont se lancer dans les ONG pour aider les plus faibles. Donc peu importe le climat politique, quand on connait son ADN càd qui on est et qu’on mise sur ses forces on finit par se retrouver mais cela ne veut pas dire qu’on doit tous devenir entrepreneurs.

CRH : Seriez-vous prêt à financer quelques jeunes pour les aider à réaliser leurs projets ?

DN : Oui, mais les jeunes doivent réaliser qu’un investisseur n’investit pas dans un projet. L’investisseur investi dans la personne porteuse du projet parce que c’est lui qui va conduire ce projet-là. Donc, même si je t’aime bien et j’aime ton projet mais si tu es constamment en retard, je n’investis pas, tu es irresponsable même si tu veux créer le prochain Facebook je n’investirai pas et cela deviens surtout un problème quand tu veux aider financièrement les jeunes mais qu’ils ne remarquent pas eux-mêmes qu’ils portent en eux des défauts de caractère qui sont devenus culturels. En passant par Congo RH, je peux investir dans 5 jeunes exceptionnellement responsables et qui savent ce qu’ils veulent. Si je suis satisfait de comment ils font les choses, je pourrais les accompagner avec un montant initial de 500$, une orientation, un coaching et on pourra voir de là s’il faudra augmenter les enchères ou s’arrêter.

CRH : Quels sont selon vous, les secteurs dans lesquels les jeunes entrepreneurs congolais devraient s’investir ?

DN : Les jeunes entrepreneurs devraient s’investir dans tout ce qui est simple mais qui pourrais rapporter beaucoup. Des domaines comme la technique, je leur recommande le Lumumba Lab avec mon ami Keyser Philip qui pourrait les encadrer et les orienter. Je pense aussi qu’un autre domaine promoteur c’est l’agri business ; Dans ce domaine je pense directement à mon ami l’excellente Benedict Kuvuna qui pourrait orienter aussi les jeunes dans ce sens-là.

À part ses deux domaines que je trouve très promoteur, je conseillerais aussi les jeunes à mise ou à développer une expertise qui rime avec leur personnalité ou leur ADN est ensuite de construire un business autour de cela.

P20CRH : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre parcours ?

DN : Ce qui m’a le plus marque c’est le fait que tout est possible! Cela peut paraitre Évident pour certains, mais je ne parle pas de la phrase « tout est possible ». Je parle de la réalité, du fait qu’en réalité tout est possible. Après avoir vu des gens que la société a taxé de débile mental devenir millionnaire et donner des formations à Harvard, après avoir vu des handicapés millionnaires parce qu’ils ont su transformer leur faiblesse en force, je crois enfin avoir réalisé que tout est possible comme le disait un génie « la plus grande découverte de notre millénaire c’est que l’homme peut changer la qualité de sa vie en changeant la qualité de ses pensées ! »

 

CRH : Que conseilleriez-vous à un jeune qui souhaiterait se lancer dans la même voie que vous ?

DN : Si c’est dans leurs ADN et qu’ils sont prêts à peiner pour cela, je les encourage et je profite de l’occasion pour mettre tous les jeunes aux défis d’être meilleur que moi ! parce que j’ai l’intention d’être le meilleur dans mon domaine pendant trois ou quatre générations. Donc jeune, si tu veux être dans le même domaine que moi, je te mets à défi mais c’est un défi amical. Un jour tu me diras peut-être que tu avais lu cet article et on pourra en rire, une fois au sommet.

 

CRH : Avez-vous quelque chose à rajouter ?

DN : Déjà félicitations aux lecteurs qui liront cette interview jusqu’à ce niveau. Deuxièmement j’aimerais te rappeler que tu as du potentiel, et si tu as un rêve tu peux le réaliser, mais rassures-toi d’abord que c’est ton rêve, pas un effet de mode ou un rêve que tes parents ou la société t’inculque. Maintenant, tu n’as pas toujours besoin d’aller de zéro à cent ou de crée directement ton entreprise. Des fois il y a une étape intermédiaire entre ton rêve et ton travail et c’est le travail de tes rêves et ce travail là ne doit pas non plus être négligé. Par contre apprécies-le, développe une expertise parce qu’enfin de compte ce dont on a le plus besoin pour rebâtir ce pays et ce continent ce n’est pas toujours des gens passionnés qui courent dans tous les sens sans avoir quelque chose de réel a apporter mais plutôt des personnes inspirées, compétentes, pragmatiques et qui mêmes jeunes ont su développer une expertise dans un domaine quelconque pour apporter une vraie valeur ajoutée à leur communauté, à ce beau pays et à ce continent qui dois être rebâti par ses fils.

CRH : Nous vous remercions.

DN : C’est moi.

Rayan pour Congo RH